Manifeste des 600.000

Coucou les collègues mignons,

Je vous rabâche les oreilles avec ce manifestes des 600 000, mais c’est parce que je vois que ça ne bouge pas ou presque pas sur le curseur. J’ai l’impression qu’on y arrive pas. A la dernière manif, nous étions à peine 100 000. Et là, sur un manifeste à signer en ligne, on est même pas 10 000. Le constat est un peu tragique vous ne trouvez pas ? 

On pourrait se dire qu’on en a marre, qu’on ne veut plus qu’on descende la rue pour se faire entendre parce que les responsables on un bouchon assez énorme dans chacune de leurs oreilles comme dirait Sabrina, l’interne qui défend les soignants depuis ces derniers mois.

Pour le moment, rien ne semble bouger en la faveur des soignants, parce que qu’on se le dise, s’il doit y avoir reconnaissance c’est pour Tout le Monde des Soignants.  Il faut plus de personnels et cela concerne la sphère soignante de l’aide de service hospitalier aux médecins en passant pas les aides soignants et les infirmiers sans oublier les ergothérapeutes, les psychologues et j’en passe.

Aujourd’hui il y a une dénonciation un peu plus spécifique du côté des infirmiers suite à la vague de suicides qu’ont connu divers hôpitaux. Tous ont été reliés au travail, à la dépression et au stress des postes exercés. Je tiens à rappeler aussi qu’il y a eu des tentatives de suicides qui n’ont pas abouti du côté des aides soignantes, début d’hiver dernier. Bref, on ne peut pas dire que l’atmosphère est à la joie. Elle est plutôt à la dépression, à l’angoisse, à la crise et au burn-out

Pour lancer un appel, nous devons être nombreux, nombreux pour espérer être entendus et soutenus ! Alors ils sont 4 parmi les 600.000 infirmiers de France, à avoir écrit un appel nourrit de constats accablant et de désirs brûlants pour que les choses changent. Il y a :

  • Paul, l’étudiant en soins infirmiers de troisième année qui a envie de soigner. Un désir de soigner hérité de ses ancêtres soignants. Il dénonce le peu d’encadrement en stage et les difficultés d’un terrain miné par le manque personnel. Il nous parle de ce chômage entrait doucement mais sûrement dans un métier où il nous faut des mains pour soigner et pas seulement des chiffres à aligner.
  • Juliette, infirmière dans une clinique de province. Elle soigne mais elle sait que son lieu de travail n’est pas celui qu’elle souhaite, un patient traité comme un client. Et puis, oui il y a l’avantage d’avoir un CDI mais derrière… combien d’heures supplémentaires restent impayées, les rappels sur congés ? Lucide, elle voit bien que les collègues s’en vont, qu’elle ne tiendra pas jusqu’à la retraite, que c’est plus de travail et donc plus de chances de se tromper…
  • Lou, infirmière libérale. 15 ans qu’elle parcourt les kilomètres, c’est aussi le nombre d’heures passées à bosser sans compter. La Carpimko elle, elle fait le décompte, et Lou se demande si sa retraite sera décente ? Si dans le futur l’hôpital public et ses valeurs existera encore ? Et cette ultime question, dans l’avenir, quand elle ne pourra plus prendre soin des autres, qui viendra prendre soin d’elle ?
  • Charline, infirmière libérale. Elle sent bien « qu’on s’en fiche pas mal » des soignants et de leurs souffrance, de tous les patients qu’elle va soigner chaque jour dans les bons comme dans les mauvais moments. Seule visite de la journée pour certains d’entre eux… Elle invite chacun à se sentir concerné, qui que nous soyons, de bien prendre conscience que l’hôpital et tous les services de santé dont chacun bénéficient, ne seront pas éternels surtout si tout le monde reste dans son petit coin et se dit que demain ça ira mieux sans rien faire.

Leurs maux, leurs questions, leurs doutes et leurs inquiétudes sont les nôtres. Tous les 4, porteurs d’un message qui doit nous unir et nous faire réagir. Ils ont décidé d’interpeller les femmes et hommes de la classe politique, à qui ils ne restent, au fond, plus aucune classe. D’interpeller aussi tous les soignants et les patients aux conditions que de travail que nous connaissons tous, de manière plus ou moins intense.

Vous trouverez ci-dessous le lien du manifeste pour briser le silence qui règne !
Je vous invite plus que jamais à la signer et surtout à la partager sans aucune modération !

Manifeste des 600 000

Prenez soin de vous les collègues, ce manifeste est aussi là pour ça, il me semble…
Car prendre soin, c’est se donner la chance de pouvoir prendre soin des autres dans l’humanité, la bienveillance et dans l’amour que chacun mérite de recevoir.

Bisous mes collègues mignons 🙂
R.

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