Lettre ouverte à Angelina Jolie

 

Lettre ouverte à Angelina Jolie

 

portrait de Yves Rasir

Madame Jolie,

Puisqu’on ne se connaît pas et que vous ne lirez  probablement jamais cette lettre,  je me permets de vous appeler Angelina et  d’y aller franchement : entre  vos médecins et vos deux seins,  je pense que vous avez fait le mauvais choix !

Certes,  de prime abord, votre décision  de subir une double mastectomie  paraît justifiée.   Les femmes qui, comme vous, sont porteuses du gène BRCA1 auraient 87 % de risque de développer un jour un cancer du sein.  Et l’opération chirurgicale permettrait de diminuer drastiquement cette éventualité,  laquelle ne serait plus à présent que de 5 %. Le sacrifice de votre poitrine semble donc pouvoir vous éviter le sort funeste de votre mère, morte prématurément à 56 ans.  Mais savez-vous que ces froides statistiques dissimulent d’effroyables mensonges ?

Outre le fait que les tumeurs mammaires comptent pour moins de 5 % dans la mortalité féminine et qu’elles représentent donc un danger très relatif,  un premier et terrible mensonge consiste à faire croire que la médecine combat de mieux en mieux le cancer.  C’est une illusion trompeuse entretenue par des chiffres  montrant que  le taux de rémission à 5 ou 10 ans va en s’améliorant, progrès qui n’a  cependant rien à voir avec la pseudo efficacité des traitements conventionnels.  En réalité, il s’agit là surtout d’une conséquence de la généralisation du dépistage : comme les cancers sont diagnostiqués de plus en plus tôt,  le temps séparant les verdicts et les décès est allongé statistiquement, mais sans réel profit pour les patients. Comme le souligne le Dr Marc Girard dans son dernier ouvrage (1)  Il n’existe en effet « aucune preuve sérieuse qu’une prise en charge précoce d’un cancer améliore les chances de survie ou de guérison ». Il existe par contre des indices  selon lesquels les traitements lourds entrepris après mammographie abrègent l’espérance de vie.  L’industrie naissante de la mastectomie préventive est une nouvelle façon de masquer l’échec de la médecine classique face au cancer : en supprimant un organe,  on circonscrit un problème local, mais sans bénéfice pour la santé globale. Et  même  sans doute à son détriment.

Une autre vérité qu’on vous a odieusement cachée, Angelina,  c’est que votre risque de déclarer la maladie était sans doute bien inférieur à celui annoncé.  Je m’explique : tous les êtres humains sont porteurs d’oncogènes promoteurs de cancer ; or, seule une minorité développe effectivement la maladie.  Pourquoi ?  Parce que le bagage génétique peut très bien demeurer fermé.  Les progrès d’une nouvelle science, l’épigénétique, ont en effet permis de comprendre que l’expression des gènes au cours d’une vie dépendait fortement de son contexte, et que les circonstances extérieures à la cellule  étaient plus déterminantes que sa structure intérieure.  En paraphrasant Claude Bernard, on pourrait dire que « le gène n’est rien, l’environnement est tout ». Il n’y pas de fatalité, car chacun peut faire en sorte que  les fragments d’ADN abîmés reçus de ses parents  ne soient pas réveillés par des stimuli négatifs.  Moyennant une saine hygiène de vie,  on peut aussi « endormir » les gènes défectueux et se forger une immunité capable de contrôler les emballements cellulaires.  Pour le cancer du sein, il est par exemple prouvé que l’exposition aux pesticides, la pilule contraceptive ou le traitement de la ménopause par hormones synthétiques sont des facteurs de risque.  A contrario,  la pratique du sport,  un passé de mère allaitante et une alimentation riche en Oméga 3 et  en resvératrol (pigments du raisin) ont été identifiés comme agents protecteurs.  Je ne sais pas si vous aimez le poisson gras ni si vous êtes sportive, mais je sais que vous avez eu trois enfants et que vous en chérissez trois autres,  que  vous devez aimer le vin  puisque vous en produisez dans le Sud de la France et que votre vignoble se situe dans un village dévolu à la viticulture biologique.  Votre pâleur habituelle me laisse deviner chez vous une hantise du soleil,  qui est pourtant un grand ami des seins grâce  la vitamine D, mais pour le reste, vous avez  vraiment un profil très « anticancer ».  Si vous l’aviez su, auriez-vous encore eu le « courage » (dixit Brad) de vous faire charcuter ?

Vos arracheurs de seins vous ont  également trompée sur  la validité de leurs données scientifiques.  Rien ne prouve en effet que la mutation du gène BRCA1 soit une épée de Damoclès aussi lourde que le laissent croire ces effrayants « 87 % de risque » !  Vous devez en effet savoir que les études alarmistes ont  été effectuées sur des familles dont la plupart des femmes ont développé le cancer. L’estimation de la menace a donc été calculée sur une frange  très restreinte de la population, et non sur la population générale.  C’est un biais énorme puisque cela ne permet pas d’évaluer les influences respectives du mode de vie et de l’hérédité.

Cette faille a d’ailleurs été reconnue par le National Cancer Institute des Etats-Unis,  donc voici une  déclaration officielle : «  Parce que les membres d’une même famille ont des gènes en commun mais partagent souvent le même environnement,  il est possible que  le grand nombre de cancers observé dans ces familles soit dû à d’autres facteurs génétiques ou à des facteurs environnementaux. » (2)  C’est pourquoi, dans l’état actuel des connaissances,  la présence du gène BRCA1 ne pouvait autoriser qui que ce soit à vous faire paniquer.   Du reste, il n’existe aucune étude à long terme comparant la santé des femmes porteuses du gène muté à celle de femmes génétiquement « saines ».  Par contre, il existe deux études dont on vous a sans doute caché les formidables conclusions.  Publiée en janvier dernier dans  The Journal of Cell Biology (3), la première indique qu’un supplément de vitamine D  réduit considérablement la probabilité de développer un cancer du sein, avec ou sans le gène BRCA1. Ça veut dire que ce dernier n’a pas le rôle qu’on lui attribue ou que le nutriment entrave son expression.  La seconde, parue en 2009 déjà dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention (4), a mis en évidence les fabuleux bénéfices d’une supplémentation en sélénium  pour les femmes à risque. Menée en double aveugle, cette recherche a d’abord montré que les cellules sanguines de femmes porteuses du gène défectueux étaient  effectivement plus fragiles. Quand on les expose à des agressions chimiques,  elles présentent un taux de lésion  de 0,58 en moyenne,  contre 0,39 chez  les femmes sans mutation BRCA1.  Dans  une deuxième phase, les chercheurs ont prescrit 276 microgrammes de sélénium par jour aux participantes porteuses du gène.  Après trois mois, ils ont constaté que le pourcentage d’ADN abîmé était redescendu à 0,40  en moyenne, soit à peu près le même niveau que dans les cellules au matériel génétique « correct ».  Autrement dit,  l’oligoélément antioxydant qu’on trouve en abondance dans les produits de la mer  fait aussi bien que la chirurgie pour protéger  les glandes mammaires !

Avant de vous mutiler,  vos médecins ont encore menti par omission en ne vous disant pas  que le facteur psychique est loin d’être négligeable dans la genèse du cancer. C’est pourtant dans la littérature scientifique que, pour son dernier livre (5),  le psychologue Gustave-Nicolas Fischer  a puisé  les arguments d’un lien  certain entre le psychisme et l’apparition  de la maladie.   Bien que les facteurs psychologiques  ne puissent être isolés ni quantifiés aussi objectivement que des facteurs biologiques,  il y a de nombreux travaux montrant que le mal-être et les émotions négatives occupent une place importante dans l’étiologie du cancer.  Mais qu’auriez-vous fait si vous aviez eu, de surcroît,  connaissance des travaux du Dr Ryke Geerd Hamer  et du Dr  Claude Sabbah ?  Avec sa « loi d’airain du cancer », le premier  a découvert qu’il fallait un choc émotionnel majeur pour déclencher un dysfonctionnement qui n’a rien d’anarchique.  En formulant audacieusement que « le gène n’est pas la cause mais la conséquence », le second a enseigné que le cancer pouvait aussi être « programmé » par le vécu traumatique de nos aïeux. Et ce, dans une parfaite logique ! Car à quoi servent les seins ? A nourrir et séduire.  La première fonction est évidente, la deuxième le devient si on se rappelle que la femme est  le seul mammifère dont les mamelles demeurent gonflées en dehors des périodes de lactation.  La maladie s’installe si un « conflit du nid » vient  altérer les relations d’une mère avec ses enfants (réels ou symboliques) ou d’une amoureuse avec son partenaire.  Même héritières  de mémoires mortifères, les mamans comblées et les amantes caressées n’ont que peu de risques d’éprouver le ressenti cancérigène…

Pour tout cela,  chère Angelina, vous n’auriez pas dû vous livrer aux bistouris.  Il ne fallait pas accepter  l’ablation de vos belles protubérances naturelles que des ersatz siliconés ne remplaceront jamais.    Mais votre sacrifice ne sera pas inutile : dorénavant, la planète entière est au courant que la médecine occidentale  atteint le sommet de son délire matérialiste et mécaniste.  Elle changeait déjà  les pièces de la machine, la voilà qui  en enlève préventivement  pour éviter la panne !  A quand l’émasculation pour éviter le cancer testiculaire ou  la décapitation pour prévenir les tumeurs du cerveau ?  Votre drame personnel aura eu le mérite de dévoiler à quel point l’allopathie sombre dans l’irrationnel.  Incidemment,  l’offrande de vos deux glandes attire enfin l’attention  sur un fait étrange : vous pourriez encore développer un cancer du sein en l’absence de vos  seins !   Pour expliquer ce mystère, votre sénologue vous a peut être évoqué les limites du curetage et  raconté que des cellules rescapées du scalpel pouvaient séjourner longtemps dans les tissus environnants  ou voyager erratiquement.  Selon une hypothèse alternative, à la fois plus fascinante et plus crédible,  ces cellules de sein  seraient en réalité des cellules souches chargées de se différencier sur injonction du cerveau. Quoi qu’il en soit,  ce phénomène  de « cancer du sein sans sein »  après mastectomie témoigne de la prodigieuse intelligence de la nature et de la finalité biologique de ses programmes spéciaux appelés maladies.   Celles-ci, comme le démontrent la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah,  ne sont pas des malédictions mais des maux exprimant la souffrance intérieure. Malgré les apparences, ce sont des solutions de survie !  Et quand un organe n’est plus là, l’organisme fait comme s’il était toujours là en attendant que le stress causal soit résolu.

J’espère pour vous, Angelina, que ce ne sera pas votre cas et que votre nid  restera à l’abri des conflits. Je fais le vœu que vous n’ayez jamais à regretter d’avoir immolé pour rien cette émouvante partie de votre anatomie. Si, par le plus grand des hasards, vous lisez cette lettre,  pardonnez sa rudesse et sachez que cela me ferait très plaisir d’en discuter avec vous en débouchant une bouteille de votre délicieux rosé.

Cordialement vôtre

Yves Rasir

(1) « La brutalisation  du corps féminin dans la médecine moderne »  (disponible dans la médiathèque de Néosanté)

(2)  www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Risk/BRCA

(3) BRCA1 loss activates cathepsin L-mediated degradation of 53BP1 in breast cancer cells. The Journal of Cell Biology, 2013; 200 (2)

(4) Selenium Supplementation Reduced Oxidative DNA Damage in Adnexectomized BRCA1 Mutations Carriers -Cancer Epidemiol Biomarkers Prev November 2009 18; 2923

(5) « Psychologie du cancer », Editions Odile Jacob.

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